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Développer sa force :ce qui vous limite n’est pas toujours votre muscle

  • Photo du rédacteur: passionsportyves
    passionsportyves
  • il y a 21 heures
  • 3 min de lecture

Vous avez l’impression de tout donner, mais vos charges stagnent, votre technique se dégrade ou vos articulations deviennent douloureuses ?


Le problème n’est peut-être pas votre motivation. Et ce n’est pas forcément un manque de muscle.

La force ne dépend jamais d’un seul élément. Elle résulte du travail coordonné du cerveau, des nerfs, des muscles, des tendons, des os et des articulations.


La force est d’abord un apprentissage


Le mouvement commence dans le système nerveux central : le cerveau et la moelle épinière organisent l’action et envoient la commande.

Le système nerveux périphérique transmet ensuite cette information jusqu’aux muscles.

Avec l’entraînement, le corps apprend à mieux :

  • recruter ses unités motrices ;

  • activer davantage de fibres musculaires ;

  • coordonner les muscles entre eux ;

  • stabiliser les articulations ;

  • produire de la force au bon moment.

C’est pour cette raison qu’un débutant peut devenir plus fort avant même de prendre beaucoup de masse musculaire.

Il ne possède pas encore forcément plus de muscle. Il apprend surtout à mieux utiliser celui qu’il possède déjà.

Le muscle ne travaille jamais seul


Le muscle produit la tension, mais cette tension doit ensuite traverser tout le corps.

Les tendons transmettent la force du muscle vers les os. Ils doivent être préparés progressivement, car leur adaptation est souvent plus lente que celle du système nerveux et du muscle.

Les os s’adaptent également aux contraintes. Une charge bien programmée peut contribuer à maintenir leur solidité et leur capacité à supporter les efforts.

Les leviers articulaires influencent enfin la manière dont la force s’exprime. La longueur des bras et des jambes, la position des articulations et l’amplitude modifient la difficulté d’un exercice.

Deux personnes ne devraient donc pas automatiquement utiliser la même technique ou la même variante de mouvement.

Un exercice efficace doit être adapté à la morphologie, aux capacités et à l’objectif de la personne.


De la santé vers la performance


Pour la santé, développer sa force permet de mieux marcher, porter, se relever, protéger ses articulations et conserver son autonomie.


Pour le sportif, cette base devient ensuite un support pour la puissance, la vitesse, les accélérations, les contacts ou les changements de direction.


Mais la chronologie doit être respectée :


apprendre le mouvement, recruter correctement, renforcer les tissus, augmenter progressivement la charge, puis rechercher la performance.

Sauter les étapes ne fait pas progresser plus vite. Cela augmente surtout les compensations, les douleurs et le risque de blessure.


L’éducation croisée : la preuve que la force est aussi nerveuse


Lorsqu’on entraîne un seul bras ou une seule jambe, une partie des adaptations nerveuses peut également bénéficier au membre opposé.


Ce phénomène s’appelle l’éducation croisée, ou cross-education.


Il montre clairement que la force ne se développe pas uniquement dans le muscle. Le cerveau et les circuits nerveux apprennent eux aussi à produire l’effort.

Cette stratégie devient particulièrement intéressante lorsqu’un membre est blessé ou immobilisé. En travaillant correctement le côté sain, il est possible d’aider le côté limité à mieux conserver une partie de sa force.


Cela ne remplace ni la rééducation ni le travail progressif du membre blessé. Mais cela peut limiter le déconditionnement et mieux préparer la reprise.


Pourquoi la programmation fait la différence


Faire travailler un muscle est simple. Construire une force utile, durable et transférable demande davantage de maîtrise.


Il faut savoir :


  • analyser le mouvement ;

  • tenir compte des leviers de la personne ;

  • choisir les bons exercices ;

  • ajuster la charge et le volume ;

  • respecter l’adaptation des tendons et des os ;

  • suivre la qualité technique ;

  • travailler autour d’une douleur ou d’une blessure sans aggraver la situation

C’est précisément le rôle d’un accompagnement individualisé.


Vous vous entraînez, mais vous stagnez, manquez de force ou accumulez les douleurs ?

Un bilan permet d’identifier ce qui limite réellement votre progression et de construire un programme adapté à votre corps, à votre santé et à votre objectif.

Chez PassionSport360°, nous ne cherchons pas simplement à vous faire soulever plus lourd. Nous vous apprenons à produire, transmettre et contrôler davantage de force, de manière progressive, mesurable et durable.




 
 
 

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